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Fusillade
meurtrière sur un campus américain
l s'agit de la plus grande tuerie perpétrée dans un
établissement scolaire aux Etats-Unis. Au moins trente et une
personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées dans deux
fusillades qui ont éclaté, lundi 16 avril, sur le campus de
l'université de Virginia Tech, dans la ville de Blacksburg en
Virginie, selon un bilan établi par des sources fédérales citées
par l'agence AP.
La première fusillade aurait eu lieu vers 7 h 15 (13 h 15, heure
de Paris) dans une des principales résidences universitaires, le
West Ambler Johnston Hall, selon un communiqué de l'université.
Un appel aux services d'urgence locaux avait alors signalé un
incident dans ce dortoir où vivent 900 étudiants.
"Environ deux heures plus tard, l'université a reçu des
informations concernant une fusillade au Norris Hall [un autre
bâtiment]", a ajouté le communiqué. Selon le responsable de la
police de l'université, Wendell Flinchum, plusieurs des victimes
étaient des étudiants tués dans une salle de cours lors de la
deuxième fusillade. La police locale a confirmé que le tireur,
qui semble avoir agi seul, est mort, sans préciser s'il
s'agissait ou non d'un étudiant. Elle tentait également de
déterminer s'il s'était suicidé ou s'il avait été abattu par les
forces de l'ordre.
"UNE TRAGÉDIE D'UNE PROPORTION MONUMENTALE"
Plusieurs témoins interrogés sur les chaînes de télévision
américaines ont raconté avoir entendu plusieurs dizaines de
coups de feu et évoqué la panique dans les bâtiments. Selon Amy
Steele, rédactrice en chef du journal du campus interrogée par
CNN,"beaucoup d'étudiants courraient partout, comme des fous". "L'un
des blessés est un étudiant qui a sauté d'une fenêtre pour
sortir de la résidence universitaire", a-t-elle précisé.
"Aujourd'hui, l'université a été frappée par une tragédie que
nous considérons d'une proportion monumentale", a déclaré son
président, Charles Stenger, lors d'une conférence de presse.
Après avoir fermé les entrées du campus et demandé aux personnes
qui se trouvaient à l'intérieur de s'enfermer et de ne pas
s'approcher des fenêtres, l'université avait annoncé, en fin de
matinée, l'évacuation progressive de ses 25 000 étudiants.
DEUXIÈME FUSILLADE EN MOINS D'UN AN
La présidence du Virginia Tech a fait savoir qu'une cellule de
soutien sera mise à disposition du personnel de l'université et
que des psychologues sont déjà sur les lieux pour assister les
étudiants. Une cérémonie est programmée mardi à la mi-journée
pour que toute la communauté fréquentant l'université puisse se
réunir "pour commencer à gérer cette tragédie".
Il s'agit de la deuxième fois qu'une fusillade a lieu dans cette
université. Lors de la rentrée universitaire, en août, un
prisonnier évadé s'était réfugié sur le campus. L'homme avait
été arrêté, mais un gardien et un policier avaient été tués. Une
prime de 5 000 dollars était promise, depuis dimanche, à
quiconque permettrait l'arrestation des responsables de deux
alertes à la bombe qui ont secoué le campus, les 2 et 13 avril.
Le drame rappelle celui de Columbine, dans le Colorado, qui
avait traumatisé le pays le 20 avril 1999, quand deux lycéens
avaient tué 12 camarades et un professeur avant de se suicider. |
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Platini
président
Il décroche la tête de l'UEFA dès le premier tour de scrutin, avec
27 voix contre 23 pour son concurrent, le Suédois Lennart
Johansson.
Michel Platini a été élu vendredi président de l'UEFA face au
sortant, le Suédois Lennart Johansson dès le premier tour de
scrutin. L'ancien capitaine et sélectionneur de l'équipe de
France a été élu avec 27 voix contre 23 à Johansson. Deux des 52
bulletins distribués aux présidents des fédérations votantes ont
été déclarés nuls.
Platini, âgé de 51 ans, est le deuxième Français à occuper la plus
haute fonction du football européen après Jacques Georges,
président de 1983 à 1990.
Platini, qui a bénéficié du soutien feutré du président de la Fifa
Sepp Blatter, sera président de l'UEFA pour quatre années. Comme
il l'avait annoncé, il a aussitôt demandé ce que Johansson, qui a
reçu une ovation debout, devienne président d'honneur de
l'instance dirigeante du football européen.
«Je suis ému, énormément ému, mais je suis heureux, a déclaré
Platini. Quand j'étais footballeur, quand on avait une grande
victoire on recevait une coupe. Et puis avec ses amis on faisait
le tour du terrain. Aujourd'hui, c'est une grande victoire pour
moi mais je ne fais pas le tour du terrain car tout va commencer.» |
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Les
funérailles de Hrant Dink , mardi 23 janvier, ont été l'occasion
d'un vaste hommage populaire en Turquie. Pourquoi n'abrogez-vous
pas l'article 301 du code pénal sur "l'insulte à l'identité turque",
qui a pu jouer un rôle dans ce meurtre ?
Nous avons été
atterrés de chagrin après ce qui est arrivé, et nous avons tout de
suite réagi. Avant même l'enterrement, le coupable a été arrêté.
En Turquie, tout le monde, de droite, de gauche, religieux ou non,
a condamné ce meurtre. La réaction de l'opinion turque a été
admirable. Concernant l'article 301, nous voulons améliorer les
choses, car cet article jette une ombre sur le processus des
réformes en Turquie. Nous avons engagé une discussion avec les ONG
à ce sujet. Nous sommes fiers d'être un gouvernement réformateur.
Si nous procédons à ces changements, c'est parce que la population
le demande, et non pas pour satisfaire quelqu'un à
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Barack Obama tempère sa position sur l'Irak
Lors d'une conférence de presse, jeudi 3 juillet, Barack Obama a déclaré
à propos de son prochain voyage en Irak: "Je vais y faire une évaluation
minutieuse de la situation, je suis sûr que j'aurai plus d'informations
et je continuerai d'affiner ma politique." Cette position a été
considérée comme une façon détournée de dire qu'il pourrait revenir sur
sa promesse de retirer les troupes américaines d'Irak dans les seize
mois après son élection. Pendant toute la campagne des primaires, Obama
n'a pourtant cessé de clamer qu'il était le seul candidat à avoir
toujours rejeté la guerre en Irak et qu'il prônait le retrait immédiat.
Moins de quatre heures après cette première conférence, Barack Obama en
a donné une seconde, soulignant "qu'apparemment, [il n'avait] pas été
assez clair". Il a assuré que sa politique n'avait pas changé. "Si vous
regardez bien tout ce que j'ai dit, mon délai de seize mois a toujours
été basé sur la condition d'être sûr que nos troupes soient en sécurité.
Et mon approche est toujours de faire en sorte que nos troupes soient en
sécurité et que l'Irak soit stable. Et je vais continuer à récolter des
informations pour voir si ces conditions sont toujours tenues."
OBAMA, UN "POLITICIEN TYPIQUE" ?
Depuis la fin des primaires démocrates, l'équipe de John McCain tente de
dépeindre Barack Obama comme un politicien typique qui joue à la
girouette en fonction de l'opinion publique. Cette campagne pourrait
porter un coup dur au candidat démocrate, dont l'attrait repose en
grande partie sur son message de changement par rapport aux politiciens
habituels.
En cherchant à se rapprocher du centre, Barack Obama risque de s'aliéner
ceux qui l'ont soutenu pendant les primaires, car beaucoup étaient très
à gauche du Parti démocrate, et voyaient Hillary Clinton comme beaucoup
trop centriste. La stratégie a ses supporters, comme cet humoriste qui
titre "Les blogueurs libéraux accusent Obama de chercher à gagner les
élections", mais elle ne fait pas rire la gauche du Parti démocrate :
Ariana Huffington, fondatrice du Huffington Post, est ainsi l'auteure
d'un éditorial intitulé "Les sept choses que Barack Obama doit faire
s'il ne veut pas tout faire capoter", où elle affirme que miser sur le
centre a été la stratégie de tous les démocrates qui ont perdu aux
élections. |
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Deivid malheureux puis héros d'Istanbul
Une
frappe spectaculaire de Deivid à neuf minutes de la fin
a donné la victoire au Fenerbahçe SK face au Chelsea FC
en quart de finale aller de l'UEFA Champions League.
Mais cette victoire semblait bien loin lorsque ce même
joueur marquait contre son camp en début de match.
Renversement
Chelsea, qui s'est qualifié trois fois
pour les demi-finales en quatre saisons,
semblait bien en place après ce cadeau.
Mais après avoir subi le pressing des
Anglais pendant la majeure partie de la
première mi-temps, les Turcs répondaient
après la pause et le remplaçant Kazým
Kazým, né à Londres, égalisait du pied
gauche avant que Deivid ne vienne se
rattraper avant le match retour de mardi
prochain à Stamford Bridge.
Avec des ailiers
La perspective de voir le match le plus
important des cent ans d'histoire de
Fenerbahçe conduisait les fans à affluer
vers le stade Sükrü Saraçoglu dès le
début de l'après-midi, et au coup
d'envoi la ferveur était énorme. Gökhan
Gönül (supendu) et Roberto Carlos (blessé)
étaient absents en défense, et le
manager de Chelsea Avram Grant
choisissait de tester les remplaçants
Önder Turacý et Gökçek Vederson en
déployant Florent Malouda et Joe Cole
dans des rôles offensifs écartés sur les
ailes. L'Anglais se procurait d'ailleurs
la première occasion, mais Volkan
Demirel détournait le ballon.
Contre son camp
Et c'est Malouda, première
titularisation depuis le 8 mars, qui
provoquait l'ouverture du score.
L'international français récupérait une
belle talonnade de Frank Lampard,
entrait dans la surface et Deivid
marquait contre son camp. C'était le
troisième match de Champions League
consécutif au cours duquel l'ouverture
du score des visiteurs intervenait sur
un but contre son camp. Michael Essien,
repositionné sur le flanc droit de
Chelsea, s'avançait ensuite et sa frappe
puissante frôlait la barre.
Drogba menaçant
L'ancien joueur de Chelsea Mateja Kežman
était bien seul en pointe pour
Fenerbahçe, et il ne parvenait pas à
reprendre une passe de Mehmet Aurélio
dans la surface. A l'inverse, Didier
Drogba reprenait de la tête un centre
d'Essien et venait tester les gants de
Volkan Demirel dans un angle fermé. Le
milieu de terrain Claudio Maldonado
devait passer la plupart de ses débuts
en compétition UEFA replié en défense,
et Carlo Cudicini, doublure de Petr Čech,
blessé, vivait une première période
relativement paisible.
Changements
Fenerbahçe se faisait plus menaçant en
début de seconde période. Önder Turacý
centrait mais manquait son capitaine
Alex. Drogba répondait, forçant de
nouveau Volkan Demirel à sauver les
siens. Zico décidait donc de remodeler
son attaque en faisant entrer Kazým
Kazým. Un corner bien travaillé était
repris acrobatiquement par Kežman qui
butait sur Cudicini. Chelsea continuait
d'attaquer et un coup franc de Lampard
était repris de la tête par Ricardo
Carvalho, mais le ballon passait au-dessus.
Egalisation
Volkan Demirel se couchait pour stopper
une frappe de loin de Michael Ballack,
tout comme Cudicni face à Alex. Mais
l'Italien ne pouvait rien sur une passe
de Mehmet Aurélio qui trouvait Kazým
Kazým seul. L'attaquant contrôlait et
égalisait. Ballack était tout proche de
redonner l'avantage aux Blues, mais
encore une fois, Volkan Demirel
s'interposait.
Victoire
Le bruit à l'intérieur du stade
était assourdissant et Deivid était tout
proche de marquer le même but que contre
le FC Internazionale Milano lors de la
1re journée. Mais le meilleur était à
venir. Une frappe des 30 mètres de ce
même Deivid trompait Cudicini et offrait
aux Turcs une cinquième victoire
consécutive à domicile ainsi qu'un petit
avantage avant le match retour.
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réservés.
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150
000 morts en trois ans en Irak : l'OMS révise à la baisse le bilan du "Lancet"
Une étude menée par le gouvernement de Bagdad et l'Organisation mondiale
de la santé (OMS) fait état de 151 000 décès par mort violente en Irak
durant les trois premières années de la guerre, entre mars 2003 et juin
2006. Publiée mercredi 9 janvier sur le site Internet du New England
Journal of Medicine, l'étude s'appuie sur des données recueillies au
cours d'une enquête sur la santé des familles irakiennes. La mort
violente est devenue la principale cause de décès pour les hommes
irakiens âgés de 15 à 59 ans. L'étude ne permet pas de dire si ces décès
auraient eu lieu sans la guerre, mais "les taux de mortalité pour 2002
et le début de l'année 2003 montraient que la mortalité due à des causes
violentes était basse avant l'invasion [américaine]", indique l'OMS.
L'enquête a été menée sur le terrain auprès de 9 345 familles,
représentant plus de 60 000 personnes, dans un millier de villes et
villages répartis dans les 18 gouvernorats du pays. Le taux annuel de
morts violentes depuis l'invasion de l'Irak a été estimé à 1,67 décès
pour 1 000 habitants, ce qui correspond à 151 000 décès pour la période
étudiée. "Auparavant, ce taux était de 0,1 pour 1 000, tout en sachant
que plus on remonte dans le temps, moins les données étaient précises",
nuance Mohamed Ali, un statisticien de l'OMS qui a participé à l'étude.
Compte tenu des difficultés à recueillir les données (déplacements de
population, insécurité…), les auteurs estiment que le nombre de décès
par mort violente se situe entre 104 000 et 223 000.
Les auteurs préviennent de l'incertitude inhérente à ce type d'enquête.
"Toutefois, en l'absence d'une comptabilisation complète des décès par
les services d'état civil et les hôpitaux, les enquêtes sur les ménages
sont le meilleur moyen dont nous disposons", affirme M. Ali.
Dans la première année qui suivit l'invasion de l'Irak en mars 2003, le
taux de décès par mort violente a été de 128 Irakiens tués par jour. Au
cours de la deuxième année, la moyenne a été de 115 décès par mort
violente par jour. Elle est remontée à 126 décès quotidiens au cours de
la troisième année.
"CRISE HUMANITAIRE"
La mortalité due à des causes autres que la violence s'est également
accrue d'environ 60 %, passant de 3 décès pour 1 000 habitants avant
l'invasion à 4,9 décès pour 1 000 habitants après celle-ci. Ces taux
sont cependant analogues à ceux d'autres pays de la région.
Les estimations du nombre de décès par mort violente de cette étude sont
nettement inférieures à celles d'une enquête publiée en 2006 dans
l'hebdomadaire médical britannique The Lancet, qui avançait pour la même
période le chiffre de 601 027 décès par mort violente. Une différence
que l'OMS explique par les dimensions cinq fois plus restreintes de
l'échantillon de l'étude du Lancet, source d'une plus grande imprécision.
De son côté, l'ONG britannique Iraq Body Count, qui s'appuie uniquement
sur des données statistiques vérifiées, a recensé 47 668 décès par mort
violente pour la même période de trois ans. Elle affirme, tout en
précisant que son bilan n'est pas exhaustif, que le nombre de décès par
mort violente se situe aujourd'hui entre 80 000 à 87 000.
Dans leur conclusion, les auteurs de l'article du New England Journal of
Medicine soulignent que leur enquête "pointe un tribut de morts massif
dans la foulée de l'invasion de 2003 et ne représente qu'une des
nombreuses conséquences sanitaires et humaines d'une crise humanitaire
en cours".
ne étude, menée par le gouvernement irakien et l'Organisation mondiale
de la santé (OMS), fait état de 151 000 décès par mort violente dans le
pays entre mars 2003 et juin 2006. Mise en ligne, mercredi 9 janvier,
sur le site du New England Journal of Medicine, l'étude s'appuie sur des
données recueillies au cours d'une vaste enquête sur la santé des
familles irakiennes.
La mort violente est devenue la principale cause de décès pour les
hommes irakiens âgés de 15 à 59 ans. L'étude ne permet pas de dire si
ces décès auraient eu lieu sans la guerre, mais "les taux de mortalité
pour 2002 et le début de l'année 2003 montraient que la mortalité due à
des causes violentes était basse avant l'invasion", indique l'OMS.
L'enquête a été menée sur le terrain auprès de 9 345 ménages,
représentant plus de 60 000 personnes, dans un millier de quartiers et
villages répartis dans les 18 gouvernorats du pays. Le taux annuel de
morts violentes depuis l'invasion de l'Irak par les forces américano-britanniques
été estimé à 1,67 décès pour 1 000 habitants, ce qui correspond à 151
000 décès pour la période étudiée. "Auparavant, ce taux était de 0,1
pour 1 000, tout en sachant que plus on remonte dans le temps, moins les
données étaient précises", nuance Mohamad Ali, un statisticien de l'OMS
qui a participé à l'étude.
ENTRE 104 000 ET 223 000 MORTS VIOLENTES
Compte tenu des difficultés à recueillir les données (déplacements de
population, insécurité dans certaines zones...), les auteurs estiment
que le nombre exact de décès par mort violente se situerait dans une
fourchette comprise entre 104 000 et 223 000. Les décès de combattants
n'ont été pris en compte que lorsqu'ils concernaient des personnes
faisant partie d'un ménage.
Les auteurs préviennent de l'incertitude inhérente à ce type d'enquête.
"Toutefois, en l'absence d'une comptabilisation complète des décès par
les services d'état civil et les hôpitaux, les enquêtes sur les ménages
sont le meilleur moyen dont nous disposons", affirme Mohamed Ali. |
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En Algérie, Nicolas Sarkozy
dénonce le colonialisme français

Au premier
jour de sa visite d'Etat en Algérie, lundi 3 décembre, Nicolas
Sarkozy a qualifié le système colonial français dans ce pays de
"profondément injuste [et] contraire aux trois mots fondateurs
de notre République liberté, égalité, fraternité". Aux
hommes d'affaires français et algériens qui l'écoutaient, le
chef de l'Etat s'est dit "convaincu depuis toujours que pour
bâtir un avenir meilleur, on doit au contraire regarder le passé
en face".Alors qu'une polémique sur le passé colonial de la
France se poursuit en Algérie, Nicolas Sarkozy a également dit
vouloir honorer "toutes les victimes" de la guerre
d'indépendance (1954-1962). Sans les qualifier de "crimes de
guerre" ou de "crimes contre l'humanité", le président de la
République a reconnu que "des crimes terribles ont été commis
tout au long d'une guerre d'indépendance qui a fait
d'innombrables victimes des deux côtés". Nicolas Sarkozy a jugé
qu'il était temps de confier à des historiens algériens et
français d'enquêter "ensemble" sur l'histoire tourmentée des
deux pays, afin que "les générations à venir puissent, de chaque
côté de la Méditerranée, jeter le même regard" sur ce passé et
bâtir sur cette base un "avenir d'entente et de coopération". "C'est
le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple
algérien", a-t-il conclu. |

Les marins
britanniques seront libérés jeudi
Le président
iranien Mahmoud Ahmadinejad a gracié et libéré, mercredi 4 avril,
les quinze marins britanniques qui avaient été arrêtés le 23
mars. Une libération "offerte au peuple britannique",
a-t-il lancé lors d'une conférence de presse diffusée en direct
par la télévision d'Etat. Les marins seront rapatriés jeudi à
partir de l'aéroport de Téhéran.
Mahmoud Ahmadinejad a rencontré
les quinze marins britanniques, selon des images de la
télévision d'Etat. "C'était un voyage forcé", a plaisanté
le président en parlant à un marin, qui a répondu : "On peut
dire cela."
Tony Blair a salué l'annonce de la
libération des 15 marins, affirmant qu'il n'y avait pas eu de
négociation. "Depuis le début, nous avons adopté une approche
mesurée – ferme mais calme, pas de négociation mais pas de
confrontation non plus", a ajouté le premier ministre
britannique, lors d'une brève déclaration devant Downing Street.
Il a tenu à remercier tous ceux qui avaient joué un rôle dans
cette libération, l'Europe, le Conseil de sécurité de l'ONU,
mais aussi, "nos alliés dans la région qui ont joué leur
rôle". Il n'en a pas dit plus, mais la chaîne de télévision
Sky News a affirmé mercredi soir que la Syrie et le Qatar
avaient joué un rôle clé pour résoudre la crise. "Nous
souhaitons résoudre de manière pacifique tous les désaccords que
nous avons avec votre gouvernement par le dialogue", a
également dit M. Blair à l'adresse du peuple iranien, précisant
: "Nous ne vous en voulons pas".
CHARGE CONTRE
L'OCCIDENT
Au cours de sa conférence de presse, M.
Ahmadinejad a laissé entendre que Londres a reconnu, dans une
lettre adressée à Téhéran, que la Royal Navy s'est bien
introduite dans les eaux territoriales iraniennes."Le
gouvernement britannique, dans une lettre, s'est engagé à ce que
de tels incidents ne se reproduisent pas. Mais cette libération
n'est pas liée à cette lettre. Elle est due à la bonté islamique",
a-t-il déclaré.
Le président iranien n'en a pas moins décoré
Abolkhassem Amanghah, un commandant de la marine du corps des
Gardiens de la révolution, qui a capturé les marins."Je veux
remercier avec une médaille du troisième degré pour le courage
militaire le commandant des forces qui a défendu les frontières
de l'Iran et arrêté les intrus", a-t-il déclaré.
Il a
également, lors de son discours, fustigé l'attitude des pays
occidentaux et du Conseil de sécurité. Il a en particulier lancé
une violente attaque contre le gouvernement britannique, lui
reprochant son "tapage médiatique" et d'avoir envoyé
l'affaire au Conseil de sécurité. Il a aussi accusé le même
Conseil de sécurité de ne pas avoir pu empêcher l'occupation de
l'Irak et les "crimes en Palestine". Il a affirmé que les
"droits des peuples sont ignorés aujourd'hui et on empêche
leur progrès", en référence au programme nucléaire iranien,
dont le maintien a entraîné des sanctions du Conseil de
sécurité. |

Entre Russie et
Chine, la Mongolie cherche un "troisième voisin"
Nambaryn
Enkhbayar, président de la Mongolie, ne regrette pas que son pays
ait envoyé un contingent de soldats en Irak. "C'était pour nous
un geste moral", dit cet homme d'apparence placide, dans un
anglais fluide. Parmi les petites nations rarement évoquées mais
présentes au sein de la "coalition internationale" mise sur pied
par les Etats-Unis en Irak, la Mongolie a contribué pour environ
130 hommes. Ce qui, rapporté à la population de ce pays de 2,5
millions d'habitants, en fait l'un des plus gros contributeurs par
tête d'habitant !
"Nous nous
sommes sentis obligés",
explique, dans un entretien au Monde, M. Enkhbayar. "Nous
avons jugé nécessaire de contribuer à la reconstruction de l'Irak.
Car lorsque les changements se sont produits dans notre pays, dans
les années 1990, et que nous avons évolué vers l'économie de
marché et la démocratie, nous n'avons pas été laissés seuls. Les
Etats-Unis et le Japon nous ont aidés dans cette transition. Nous
avons voulu montrer que la Mongolie pouvait être un partenaire
responsable de la communauté internationale." Et si le
président mongol a l'intention de réduire les effectifs de ses
troupes en Irak, c'est parce que "le peuple irakien va
progressivement prendre en charge la responsabilité du
développement du pays".
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